• Une oeuvre faisant partie des précurseurs du genre de l'Anticipation

    La machine à explorer le temps

    La machine à explorer le temps

    Editions : Folio SF
    Auteur : H.G. Wells
    Genre : Science-Fiction / Anticipation
    Pages : 166
    Prix Moyen : 6 euros


    Je doute qu'il faille encore présenter ce livre culte et connaissant quelques adaptations. Il est aussi l'un des précurseurs du genre appelé Anticipation. C'est donc tout naturellement, qu'en amateur de science-fiction, je me suis sentit le devoir de le lire.

    L'explorateur du temps (c'est ainsi qu'il sera nommé) convie ses amis les plus respectables afin de leur faire part d'une découverte révolutionnaire et tout bonnement incroyable. Il a développé une thèse qui supposerait la possibilité de voyager dans le temps. Sujet qui, on peu s'en douter, passe pour un délire exentrique et un peu fou auprès de ses interlocuteurs. C'est en prévision de cela que l'explorateur du temps a poussé le vice bien plus loin que la simple thèse. Il propose donc, à l'aide d'une maquette, une expérience pour appuyer sa théorie. Théorie, qui malgré tout, ne manque pas de fasciner l'assemblée. A la séance suivante, l'explorateur du temps fait attendre ses amis avant d'arriver dans un état des plus surprenant. Il revient du futur et à l'intention de raconter son périple à ses amis, et ce, dans les moindres détails !

    C'est ce récit qui composera majoritairement le roman. L'explorateur nous conte ses aventures dans un futur qui m'a paru des plus originaux. En effet, on est loin des voitures volantes, voyages dans l'espace et autre. C'est fondamentalement différent et cela en fait une vision du futur inédite. La trame est pas mal, on accroche et suis le périple de notre explorateur. Périple qui est assez court au final, du moins dans son récit. J'ai eu l'impression qu'à certains moments l'auteur avait choisit la facilité en précipitant un peu les choses. Par exemple, lorsque le héros a besoin de divers matériaux/outils, il les trouve tous dans la même journée et au même endroit (géographiquement parlant). Un peu comme dans un jeux-vidéo où vous trouveriez étrangement des objets de soins juste dans la pièce se trouvant avant celle du boss... Mais comme pour ces jeux-vidéos, cela ne suffit tout de même pas à gâcher l'aventure.

    Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, compte tenu de l'âge de l'oeuvre (1959), le style m'a paru léger et très simple à lire. On se laisse porter par le récit de notre protagoniste sans buter une seconde sur sa plume fine et agréable. Le roman se lit donc très vite d'une part du à ce fait et d'autre part du au fait qu'il est très court (166 pages).

    Au final, il s'agit d'un roman qui a probablement un peu vieillit mais qui n'est pas mauvais pour autant. Force est d'admettre que, lorsque l'on a lu d'autres grandes oeuvres contemporaines, il peut manquer un rien (vraiment très peu) de saveur mais ce dernier point est probablement très subjectif. Il reste néanmoins un classique, à juste titre, et mérite que l'on s'y attarde ne serait-ce que pour ce qu'il représente.


    Vous pouvez également retrouver cette critique sur Babelio.


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